The Legend of Drunken Master (1994), Jackie Chan et Liu Chia-liang – ★★ –

Ce que les combats de ce second opus perdent en humour sur le premier, ils le gagnent en maestria et spectaculaire. Rarement il m’aura été donné de voir des combats et cascades si intenses. The legend of drunken master est en ce sens une totale réussite. La narration n’est plus la même que celle de Drunken Master (1978) qui semblait plus appartenir au registre comique avec ses enchaînements de sketchs. Ici le scénario devient, en quelque sorte, un peu plus hollywoodien : il s’agit pour Fei-Hung, le « jeune » héros interprété par Jackie Chan, d’empêcher un pillage culturel orchestrée par un ambassadeur anglais avec la complicité d’entrepreneurs locaux. C’est en tout cas, ce qui régit la grosse seconde moitié du film, la première étant plus fidèle au ton du premier opus. Ce qui marque donc – en dehors du personnage de la belle-mère interprétée par Anita Mui, très drôle dans la première moitié – c’est cette seconde partie de film où tout s’enchaîne très vite avec une fluidité remarquable. Les scènes d’action deviennent de plus en plus impressionnantes, les transitions sont brusques sans être dérangeantes et enfin, cette idée folle de la boxe ivre est poussée à un paroxysme presque absurde où Jackie Chan boit tant que son jeu en devient burlesque. Tout ceci nous rappelle avec délice les plus beaux combats du burlesque, la technique de Chan en plus.